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Port du masque désormais obligatoire: ce qu’il faut savoir

Le port du masque est désormais obligatoire dans les lieux publics clos....
> Où ?

Le port du masque chirurgical ou «grand public» (en tissus) était déjà obligatoire dans les transports en commun depuis le 11 mai.

Il est désormais imposé à tout le monde (à partir de 11 ans) dans les «magasins de vente, centres commerciaux, administrations, banques et marchés couverts», a détaillé dimanche la Direction générale de la Santé. Ces établissements s’ajoutent à la liste des lieux où le port du masque était déjà prévu pour lutter contre le Covid-19.

Les salles de réunion et de spectacle, cinémas, restaurants, hôtels, salles de jeux, établissements d’enseignement, centre de vacances, bibliothèques, lieux de culte, établissements sportifs couverts, musées, gares et aéroports étaient en effet déjà concernés «parfois avec des règles spécifiques», rappelle la DGS.

Le port du masque n'est donc pas imposé dans les espaces publics ouverts  : dans la rue, les parcs, en mer, sur les chemins de randonnée ou à la plage.

>Et pour les entreprises ?

Non incluses dans la liste des bâtiments considérés comme ERP, les entreprises, elles, ne devraient a priori pas être incluses dans le décret à venir. En effet, dans une interview accordée au Parisien, le Premier ministre, Jean Castex, a affirmé qu’elles devront gérer « au cas par cas, en fonction des situations ». Il a néanmoins précisé que « dans les locaux dits professionnels, une évolution des protocoles sanitaires régissant les activités concernées » sera passée en revue.

> Même dans les salles de sport ?

Le ministère des Sports a indiqué sur Twitter, vendredi, que le port du masque serait obligatoire dans les salles de sports pour circuler mais qu'il sera possible de l'enlever "au moment de faire du sport", comme dans les restaurants, où le masque peut être enlevé uniquement au moment de manger.

> Une amende de 135 euros

À savoir : «le non-respect de cette mesure pourrait être susceptible, comme c’est le cas dans les autres lieux où le port du masque est obligatoire, notamment les transports, d’une contravention de 4e classe», soit une amende forfaitaire de 135 euros.

> A quoi ça sert ?

Le port du masque est un «moindre mal» pour éviter un reconfinement, avait prévenu mardi Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Pompidou à Paris. «Il y a un vrai sujet sur le relâchement des gestes barrières, c’est bien montré par toutes les enquêtes d’opinion, il suffit d’aller dans la rue pour voir», a-t-il souligné.

Au niveau national, le taux de reproduction effectif du virus (ou «R effectif», basé sur les tests virologiques positifs) est repassé légèrement au-dessus de 1 depuis la première semaine de juillet, et se situe actuellement à environ 1,20, selon Santé publique France. Cela signifie que chaque malade du Covid-19 contamine en moyenne 1,2 autre personne, ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus.

La décision de rendre le masque obligatoire constitue une volte-face du gouvernement français qui, se basant sur les recommandations internationales, notamment de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avait martelé au début de l’épidémie que les masques n’étaient utiles qu’aux soignants et aux malades.

Très critiqué pour l’absence d’un stock stratégique suffisant au début de l’épidémie, le gouvernement français veut désormais atteindre l’objectif d’environ 60 millions de masques d’ici fin septembre/début octobre, contre 3,5 millions avant la crise.

Autre facteur qui justifie le revirement des autorités françaises : les «incertitudes» sur la transmission du virus dans l’air.

> Le prix du masque chirurgical fixé à 95 centimes d’euros

Le prix des masques chirurgicaux restera fixé à 95 centimes d’euros jusqu’au 10 janvier 2021. Alors que l’état d’urgence sanitaire a pris fin le 10 juillet à minuit, un décret a été pris afin de prolonger cet encadrement.

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