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Accusé de violences conjugales, le rappeur Moha la Squale mis en examen

Cinq femmes ont porté plainte à l’automne 2020 contre Mohamed Bellahmed, qu’elles accusent de violences et de séquestration.

Neuf mois après les accusations publiques de plusieurs de ses ex-compagnes dénonçant des violences conjugales répétées, le rappeur Mohamed Bellahmed, mieux connu sous son nom de scène, Moha La Squale, a été mis en examen, mercredi 16 juin, selon les informations du Monde, confirmées de source judiciaire.

A l’issue de son placement en garde à vue, lundi 14 juin, cette ancienne figure montante du rap français a été présentée à un juge d’instruction et placée sous contrôle judiciaire, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte mercredi. L’artiste a été mis en examen notamment des chefs de « violences et agression sexuelle par conjoint, menaces de mort et séquestration ». Le mis en cause continue de nier toute violence vis-à-vis des plaignantes, selon une source proche du dossier. Cette nouvelle étape judiciaire est un soulagement pour les plaignantes, dont l’une avait été confrontée au rappeur, mardi.

« Les investigations ont démontré combien la parole de mes clientes est aussi fiable que constante », s’est réjoui Me Thibault Stumm, qui défend quatre plaignantes. « C’est une grande satisfaction pour mes clientes qui vivent depuis des mois sous la pression de cette affaire, a-t-il ajouté. Gardons à l’esprit qu’il s’agit seulement d’une première étape. »

Menaces de mort, coups et étouffements

Agé de 26 ans, Mohamed Bellahmed est dans la tourmente depuis que trois de ses ex-compagnes ont témoigné, en septembre 2020, dans plusieurs médias, dont Le Monde, des violences répétées, tant physiques que psychologiques, que leur aurait fait subir le rappeur. Selon leur récit, Mohamed Bellahmed se montrait très instable et sujet à des « crises » qui le rendaient régulièrement violent, alternant menaces de mort, coups et étouffements. « Il me tirait par les cheveux tellement fort que la peau du crâne se décollait, j’avais des hématomes partout sur la tête », avait relaté l’une d’elles au Monde. Une autre l’accusait de l’avoir séquestrée à plusieurs reprises.

Ces femmes, bientôt rejointes par d’autres, avaient porté plainte début septembre 2020. Une enquête préliminaire avait été ouverte pour « violences », « agressions sexuelles »et« séquestrations » par le parquet de Paris. Mais il aura fallu attendre plusieurs mois avant que la justice avance significativement sur ce dossier, et les six plaignantes avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile au début de l’année, espérant ainsi accélérer la désignation d’un juge d’instruction.

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