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EN DIRECT - Grève du 11 décembre : trafic SNCF toujours «très perturbé» à la SNCF et à la RATP

L'amélioration dans les transports mercredi sera très légère. De nombreuses manifestations ont eu lieu ce mardi contre la réforme des retraites, avec une affluence moindre que le 5 décembre.
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A VENIR : Début du direct : 10/12/2019 à 05:50

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Mercredi 11 décembre, le trafic sera encore extrêmement perturbé à la RATP. Les prévisions sont presque les mêmes que celles d’aujourd’hui mardi.

10 lignes de métro seront encore fermées (2,3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12, 13). Sur les lignes 4 et 7, seulement 1 train sur 3 aux heures de pointe (6h30-9h30 et 16h30-19h30) et plusieurs stations fermées. Sur la ligne 8, il faut compter 1 train sur 3 entre Créteil Pointe du Lac et Reuilly-Diderot uniquement aux heures de pointe du matin (6h30-9h30). L’après-midi (16h30-19h30), 1 train sur 4. Sur la ligne 9, seulement 1 train sur 2 entre Mairie de Montreuil et Nation et 1 train sur 3 entre Pont de Sèvres et Franklin Roosevelt aux heures de pointe du matin (6h30-9h30). L’après-midi, 1 train sur 3 et 1 train sur 4 sur ces mêmes portions (16h30-19h30).

Sur le RER A, 1 train sur 2 uniquement en heures de pointe (6h30-9h30 et 16h30-19h30). Sur le RER B, 1 train sur 3 uniquement en heures de pointe (6h30-9h30 et 16h30-19h30). Interconnexion interrompue à Gare du Nord.

Les stations suivantes seront fermées et les correspondances non-assurées : Marcadet-Poissonniers, Barbès, Gare de l'Est, Strasbourg - St Denis, Réaumur Sébastopol, Odéon, Montparnasse, Stalingrad, Opéra, Jussieu, Place d'Italie, Chaussée d'Antin, Trocadéro, Michel-Ange - Molitor, Michel-Ange – Auteuil.

Les lignes de Tramway seront également perturbées, les lignes T1, T3a et T3b seront interrompues en milieu de journée.

Selon un communiqué de la SNCF, le trafic sera «très perturbé» pour la journée du mercredi 11 décembre. Sur le réseau TER, 30% des lignes devraient être assurées, mais ce essentiellement par bus. Au niveau des TGV, légère amélioration, on compte désormais 1 TGV sur 4 contre 1 TGV sur 5 pour cette journée de mardi. Le trafic des Intercités progresse également demain avec 1 train sur 4 en moyenne contre 1 train sur 5 aujourd’hui. Enfin, le trafic Transilien reste identique avec 1 train en circulation sur 5.

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En Île-de-France, le trafic reste très perturbé. La situation sera très variable entre les lignes, avec, sur les portions assurées par la SNCF, un RER A sur deux aux heures de pointe, un RER B sur trois aux heures de pointe, quatre RER C par heure et entre deux et trois trains par heure sur les RER D et E. 
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Une passe d'armes s'est déroulée à l'Assemblée nationale entre Alexis Corbière (La France Insoumise), le Haut commissaire à la réforme des retraites Jean -Paul Delevoye et le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

Alexis Corbière a vigoureusement écharpé Jean-Paul Delevoye sur sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Beaucoup d’autres députés l'ont coupé pendant son intervention.

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Alexis Corbière s'est ensuite adressé à Richard Ferrand : « Vous aurez à cœur de mettre des amendes à tous ceux qui me perturbent, il n’y a pas que Ruffin qui doit payer ». Richard Ferrand lui a alors répondu : « Je ne reçois pas d’ordre en général, pas de vous en particulier ». Alexis Corbière a ensuite quitté l'Assemblée.

LIRE AUSSI - Réforme des retraites: l’«oubli» gênant de Delevoye sur sa déclaration d’intérêts

À Paris, Lille, Lyon, ou encore Bordeaux, de nombreux lycées et universités n’ont pas pu ouvrir ce mardi matin. Depuis le début de la matinée, ils ont fait l’objet de blocages par des jeunes et des enseignants. Parmi eux, à Paris, les lycées Hélène Boucher, Turgot ou encore Voltaire.
Côté universités, les centres de Paris 1, à Tolbiac et à Port-Royal, ainsi que l’institut de géographie, sont fermés depuis le 3 décembre.
Le ministère de l’Éducation nationale estime à 19,41% le taux de grévistes dans le secondaire.
LIRE AUSSI - Grève du 10 décembre: plusieurs lycées et universités fermés

A Denfert. #greve10decembre #Retraites #Retraite pic.twitter.com/ZFak4XfKyU

— Wladimir Garcin-Berson (@vladogb) December 10, 2019
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Arrivée du cortège du #10decembre à sa destination : Denfert-Rochereau #10decembre #greves #Retraites #manifestation #Greve10décembre pic.twitter.com/x1w5NVl6WN

— Thibault Izoret (@TIM_7375) December 10, 2019

Ça devient très dense à Denfert-Rochereau. pic.twitter.com/Sbc4RRzmeU

— Océane Herrero (@Heroceane) December 10, 2019
VOIR AUSSI - Réforme des retraites : «Le calcul des pensions va pénaliser les femmes»
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Notre photographe Gabrielle Cézard couvre en ce moment le défilé parisien contre la réforme des retraites. Le Figaro partage avec vous quelques images du cortège :
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Le premier secrétaire du PS est présent dans le cortège parisien contre la réforme des retraites. Interrogé par notre journaliste Sophie de Ravinel, ils souligne le «doute qui saisit les gens qui ont fait confiance à Emmanuel Macron». 

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De nombreux CRS et des pompiers devant la Rotonde, emblématique du quinquennat Macron. Des renforts arrivent, au cas où. #greve10decembre #Retraites #retraite pic.twitter.com/RWFFdxuDaM

— Wladimir Garcin-Berson (@vladogb) December 10, 2019

Énorme dispositif de sécurité devant la rotonde @Le_Figaro #manifestation pic.twitter.com/P5hW4aDvEt

— JB de la Torre (@Jb_DeLaTorre) December 10, 2019

Bon nombre de policiers devant La Rotonde. pic.twitter.com/0GAWCrxIHW

— Océane Herrero (@Heroceane) December 10, 2019
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Selon notre journaliste Christophe Cornevin citant la Préfecture de police, on recensait 1753 contrôles préventifs à 14h45 ce mardi. La police a interpellé 11 personnes, contre 106 personnes à la même heure jeudi dernier.
Notre journaliste Sophie de Ravinel a interrogé Jean-Paul Huchon, ancien président du conseil régional d'Île-de-France, présent dans le cortège. Après avoir soutenu Emmanuel Macron, le socialiste raconte son désenchantement : «on s'est rendu compte que c'était pas l'homme qui s'était présenté, mais un libéral assez froid et peu empathique» explique-t-il.

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Cortège arrêté devant Montparnasse, d'après les syndicalistes on devrait repartir dans 10 minutes @Le_Figaro #greves pic.twitter.com/tUJSawpnmc

— JB de la Torre (@Jb_DeLaTorre) December 10, 2019
À Lyon, le cortège s'est élancé en fin de matinée et quelques violences ont été rapportées par plusieurs de nos confrères sur place (Julien Damboise, et Le Progrès Rhône). Sur des vidéos, on peut voir des forces de maintien de l'ordre utiliser des grenades lacrymogènes et charger pour repousser des manifestants sur la place Bellecour, dans le centre-ville. Le calme semble toutefois être revenu depuis.

#Lyon #Bellecour : Nouvelles scènes de violences lors de la #manifestation contre la réforme des #retraites @lyonmag pic.twitter.com/VsTYw0n3cY

— Julien Damboise (@JDANDOU) December 10, 2019

Incidents entre des manifestants et la police place Bellecour, des représentants de la CGT pris dans les débordements. pic.twitter.com/4XRG9SMtG2

— Le Progrès Rhône (@leprogresrhone) December 10, 2019

Entrés en «résistance» contre la réforme des retraites, une centaine de cheminots de la gare du Nord, à Paris, ont voté mardi matin, en assemblée générale (AG), pour la reconduction de la grève contre le projet gouvernemental. Dans une «société où il est de plus en plus difficile de vivre», où «l'écart d'espérance de vie entre les plus riches et les plus pauvres est de 13 ans», autant d'«années que les plus riches volent aux plus pauvres, nous avons mille fois raison d'être en grève et dans la rue», a estimé au micro de l'AG Monique Dabat du syndicat SUD-Rail. Une grève «illimitée, illimitée», ont scandé les participants à l'AG, réunis à l'extérieur de la gare.

VOIR AUSSI - Grève : Les cheminots vont continuer à se mobiliser «le temps qu'il faudra»

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Ici, des mecs en noir un peu plus chauds. "Tout le monde déteste la police" #greve10decembre #manifestation pic.twitter.com/7fmdF5oa7D

— Wladimir Garcin-Berson (@vladogb) December 10, 2019
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Grosse présence policière, les manifestants scandent "Tout le monde déteste la police" des qu'ils croisent un groupe de force de l'ordre ou presque #greves #Manifestation @Le_Figaro pic.twitter.com/Gc7xRdGhqu

— JB de la Torre (@Jb_DeLaTorre) December 10, 2019

Ça va péter, ça va péter... pic.twitter.com/m3nXkDypVI

— Eric de LA CHESNAIS (@plumedeschamps) December 10, 2019
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Depuis jeudi 5 décembre, les journées de grève se succèdent avec leur lot de perturbations. Jusqu’à quand? Sans attendre l’allocution du premier ministre Édouard Philippe, qui doit présenter le détail du projet de réforme des retraites mercredi, les organisations syndicales ont annoncé leur calendrier. Le Figaro fait le point:
LIRE AUSSI - Grève: jusqu’où les syndicats iront-ils?
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A la SNCF, les syndicats ont des stratégies différentes, mais le principe de la grève sine die prévaut pour l'instant, avec une mobilisation tous les deux jours. A la RATP, certains grévistes se voient déjà «manger la bûche de Noël ensemble». Éducation nationale, Médecine, transports : d'autres secteurs prévoient également des mobilisations longues.
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La manifestation parisienne vient de partir des Invalides au son de «grèves, blocages, Macron dégage !» #Greve10décembre pic.twitter.com/fX3LvB9Stw

— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) December 10, 2019
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«Même si Macron ne veut pas nous est là», chantent des manifestants en tête de cortège #Greve10décembre pic.twitter.com/TZ9MXEcda7

— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) December 10, 2019

Ca avance côté étudiants. "Jeunes, deter et révolutionnaires !" #greve10decembre #manifestation pic.twitter.com/dP3rNObEnF

— Wladimir Garcin-Berson (@vladogb) December 10, 2019
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Kevin salarié du privé dans un cabinet de consultants en management informatique manifeste pour la première fois contre la réforme des retraites... pic.twitter.com/aeNmEcDbG7

— Eric de LA CHESNAIS (@plumedeschamps) December 10, 2019
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«La retraite à points, les enseignants vont beaucoup y perdre», m’explique Laurence, enseignante dans les Yvelines #Greve10Décembre pic.twitter.com/tMdMVaVYwE

— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) December 10, 2019

14h15 place Vauban.Des pompiers arrivent par grappes pour rejoindre le cortège.#10decembre pic.twitter.com/8wkykrIao8

— Sophie de Ravinel (@S2RVNL) December 10, 2019

Saïd est chauffeur de bus pour la RATP. Il en est déjà à son sixième jour de grève mais dit avoir "fait des réserves pour tenir jusqu'au retrait du projet" pic.twitter.com/266TR5cINY

— Océane Herrero (@Heroceane) December 10, 2019
Sur Twitter, la Préfecture de police annonce que plus de 1000 contrôles ont été réalisés depuis ce matin en amont de la manifestation. 

#10 decembre Avec plus de 1000 contrôles réalisés depuis le début de la matinée, policiers et gendarmes œuvrent de manière préventive en amont des #manifestations pic.twitter.com/BObYmA35WQ

— Préfecture de Police (@prefpolice) December 10, 2019
«Le mécontentement reste aussi haut» a néanmoins ajouté le secrétaire général de la CGT, avant le départ de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, à la veille de la présentation du projet du gouvernement par le premier ministre Édouard Philippe. 

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Nouvelle manifestation contre la réforme des retraites au départ de la place Vauban et de ses alentours. Si la mobilisation semble moins importante que le #5decembre, ils sont plusieurs milliers à s'être rassemblés, direction Denfert #10decembre #greves #Retraites #manifestation pic.twitter.com/Aq5GtWnisR

— Thibault Izoret (@TIM_7375) December 10, 2019

Peu à peu, les groupes convergent vers le départ de la manif. #greve10decembre #manifestation #Retraites pic.twitter.com/qmbAUMRfUO

— Wladimir Garcin-Berson (@vladogb) December 10, 2019

Le cortège se divise en deux parties : une foule hétérogène (gilets jaunes, étudiants, citoyens, anarchistes...) et le cortège syndical «officiel» à l’arrière #Greve10décembre pic.twitter.com/HlqcqjAqHU

— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) December 10, 2019

Les jeunes sont présents, lycéens comme étudiants #Retraites #Manifestation @Le_Figaro pic.twitter.com/2dckGhsZFs

— JB de la Torre (@Jb_DeLaTorre) December 10, 2019

Les étudiants & lycéens rejoignent le cortège. pic.twitter.com/bmvyWfoS9O

— Océane Herrero (@Heroceane) December 10, 2019

Avenue de la Your-Maubourg, 14h00.Des manifestants convergent vers les Invalides. pic.twitter.com/y1lQoFJw4s

— Sophie de Ravinel (@S2RVNL) December 10, 2019

L'Elysée, le gouvernement et la majorité s'efforcent à faire bloc autour de la réforme des retraites dont Édouard Philippe présentera les détails mercredi, sans pour autant croire aux «annonces magiques». Quelques heures avant l'allocution du Premier ministre, prévue mercredi midi, une dernière réunion se tient mardi soir à l'Elysée où Emmanuel Macron réunit les ministres impliqués et les cadres de la majorité, à la fin d'une nouvelle journée de manifestations. L'occasion d'un ultime «calage» et de «mettre en cohésion» la majorité, chargée de convaincre une opinion très méfiante du bien-fondé de cette «réforme de progrès et de justice sociale», selon l'Elysée.

La participation à la grève contre la réforme des retraites atteignait 5,8% en dans la fonction publique à la mi journée mardi, contre 21% lors de la dernière grande mobilisation le 5 décembre à la même heure, selon le compte Twitter du secrétaire d'Etat Olivier Dussopt. La fonction publique d'Etat (qui inclut les enseignants) comptait 10,02% de grévistes (32% jeudi 5 à la même heure). La nouvelle journée de mobilisation dans l'éducation se traduit par un taux de grévistes de 12,41% dans le primaire et de 19,41% dans le secondaire (collèges et lycées) selon le ministère, et de respectivement 30% et 62% d'après les syndicats. Dans la fonction publique territoriale, on comptait 2,85% de grévistes mardi midi contre 9,98% jeudi 5 à la même heure et dans les hôpitaux, 2% des personnels étaient grévistes (15,9% jeudi 5 à la même heure), selon Olivier Dussopt. La CGT conteste les chiffres données dans la fonction publique territoriale et hospitalière, où il est impossible selon elle de collecter les données dispersées sur des milliers de sites en un temps si bref.

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« Si demain le premier ministre nous dit qu’il retire le projet et qu’on se met à travailler sérieusement pour améliorer le système existant, il n’y a aucune raison que la grève continue. Ce serait une bonne nouvelle que le gouvernement entende l’opinion public », a expliqué le leader de la CGT Philippe Martinez, présent dans le cortège parisien. « Il faut écouter la colère des salariés. Tout le monde a compris que ce n’était pas un problème de régime spécial », a-t-il ajouté.

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Les expéditions de carburant au départ de 7 des 8 raffineries françaises étaient bloquées mardi, tandis qu'à EDF, la grève contre la réforme des retraites était moins suivie avec 21,8% de grévistes à la mi-journée contre 36,5% le 5 décembre selon la direction de l'électricien. La CGT a appelé les salariés d'EDF à se mobiliser «au moins au même niveau que le 5 décembre». Selon Laurent Heredia, secrétaire fédéral de la CGT Energie, une dizaine de sites de production d'électricité ont enclenché la grève cette nuit avec des baisses de charge de 6000 mégawatts sur le réseau. Les baisses de charge, opérées par les agents de la conduite nucléaire pour rendre «visible» la grève, sont possibles uniquement lorsqu'il y a suffisamment de marge sur le réseau pour rendre visible la grève sans porter atteinte à la fourniture d'électricité.

«Macron casseur du social», proclame une pancarte d’une manifestante gilet jaune. pic.twitter.com/8ngenAtEH9

— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) December 10, 2019

Ici, au cœur de la #manifestation, bonne ambiance, chants et slogans. #greve10decembre #greve pic.twitter.com/CHLq70CR32

— Wladimir Garcin-Berson (@vladogb) December 10, 2019

Je croise l'une des figures médiatiques des gilets jaunes, Jerome Rodriguez. #greve10decembre #manifestation #giletsjaunes pic.twitter.com/Ff9c8Q0SU5

— Wladimir Garcin-Berson (@vladogb) December 10, 2019

Jean-Jacques, gilets jaune, est la pour "le peuple". "Que Macron nous laissent tranquille, il nous vole notre dignité" #Retraites #Manifestation @Le_Figaro pic.twitter.com/yVPixWBkqz

— JB de la Torre (@Jb_DeLaTorre) December 10, 2019
Comme le souligne notre journaliste Roman Geyer, les rues de la capitales sont bouchées en raison de la grève des transports mais aussi à cause du parcours de la manifestation qui va s'élancer dans quelques minutes. 

#Greve10décembre Le pont de la Concorde bloqué par les forces de l’ordre, nombreux embouteillages @Le_Figaro @Figaro_Live pic.twitter.com/qNmBIdg2yX

— Roman Geyer (@Roman_Geyer_) December 10, 2019

#Greve10décembre l’avenue du général Lemonnier complètement bloqué @Le_Figaro @Figaro_Live pic.twitter.com/E5kO2Ad1uy

— Roman Geyer (@Roman_Geyer_) December 10, 2019

Les opposants à la réforme des retraites étaient de nouveau dans la rue mardi partout en France, après la démonstration de force du 5 décembre, mais si la mobilisation restait forte dans les transports, les premiers rassemblements semblaient moins fournis, à la veille d'annonces très attendues du gouvernement. Les premiers chiffres communiqués par la police et les préfectures concernant les manifestations de la matinée montraient une mobilisation en nette baisse: 6.400 personnes à Montpellier contre 20.000 jeudi dernier, 5.500 contre 13.000 à Rouen, 5.000 contre 10.500 à Tours ou encore 2.500 contre 5.000 à Béziers.

VOIR AUSSI - Grève du 10 décembre: Martinez reconnaît qu'il y a «moins de monde»

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Le premier ministre Édouard Philippe a prévenu les députés LREM, ce mardi. Le gouvernement, qui doit s'exprimer sur la réforme des retraites, ne fera pas d'annonces «magiques» qui puissent faire «cesser les manifestations».
Les syndicats Alliance Police Nationale, UNSA Police et Unité SGP Police ont organisé une manifestation demain mercredi 11 décembre à 10h30, au siège du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), où se tiendra l'intervention du premier ministre Édouard Philippe.
Ce rassemblement qui «a vocation à être unitaire» selon les organisateurs, doit être l'occasion de rappeler le «refus de toute réforme du statut des policiers et la préservation des acquis pour les personnels administratifs, techniques et scientifiques», souligne le communiqué. «Nous avons su démontrer notre capacité à sauver le pays, nous saurons démontrer notre capacité à défendre notre statut», concluent les syndicats.

@alliancepolice @UNSAPOLICE @UNITESGPPOLICE seront mobilisés pour la sauvegarde du statut des policiers le mercredi 11 décembre 2019 à 10H30 au siège du Conseil Economique , Social Environnemental, lors de l’intervention de @EPhilippePM @CCastaner @Place_Beauvau @PoliceNationale pic.twitter.com/kWWDcpgCn5

— ALLIANCE PN (@alliancepolice) December 10, 2019
La SNCF a rendu public son décompte des salariés en grève ce mardi. Le taux global est de 24,7% de personnel en grève, avec surtout 77,3% des conducteurs et 55,4% des contrôleurs qui ont débrayé. Les aiguilleurs sont 23,9% à participer au mouvement de protestation contre le projet de réforme du système de retraites.
» LIRE AUSSI - Le coût des billets gratuits des cheminots de la SNCF dénoncé par la Cour des comptes
La Place de la Concorde est actuellement totalement fermée et bloquée par les forces de l'ordre, indique notre journaliste Roman Geyer.

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Le ministère de l'Éducation nationale annonce que 12,41% des enseignants sont en grève dans le primaire, et un peu moins de 20% dans le secondaire. Ces taux sont moins élevés que la semaine dernière: jeudi, on comptait 51,15% de grévistes dans le primaire et 42,32% dans le secondaire, contre 4,55% et 5,42% respectivement vendredi.

Ces données sont conformes aux estimations du ministère, qui s'attendait à 12,5% de participants dans le primaire. «C'est très différent d'une région à l'autre», Paris étant plus mobilisée, précisait Jean-Michel Blanquer hier. Les syndicats, également, s'attendaient à une baisse de la participation. Ceux-ci considèrent toutefois que les estimations du ministère sont en deçà de la réalité : eux chiffrent la mobilisation, ce mardi, à 30% et 62% respectivement.

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Guillaume Peltier, numéro deux des Républicains, a fustigé ce mardi «l'amateurisme» et «l'outrecuidance» d'Emmanuel Macron, «premier responsable» des grèves massives contre la réforme des retraites.

Opposé à la fois à la réforme et aux grèves, qui prennent «en otage» «parents d'élèves, intérimaires, commerçants, artisans», il a toutefois considéré sur franceinfo que «le premier responsable de la situation que nous connaissons c'est le président de la République, c'est Emmanuel Macron, et c'est son gouvernement», avec sa «réforme de l'illusion, du bavardage». «La cause, c'est l'amateurisme, l'arrogance, l'outrecuidance d'Emmanuel Macron», a-t-il insisté, critiquant sa «réaction hier: il rigole, il ricane, il dit qu'il n'y a pas d'inquiétude et ne voit pas où est le problème».

Guillaume Peltier faisait référence aux propos du chef de l'État qui, interrogé sur la réforme à l'issue d'une rencontre à l'Élysée consacrée à l'Ukraine, a souligné que «chacun autour de la table sait ce qu'est une réforme indispensable à son pays» tout en en profitant pour rassurer, avec une pointe d'ironie, son homologue russe Vladimir Poutine «que les manifestations à Paris ne concernait absolument pas la réforme des retraites menée en Russie».

«Emmanuel Macron ne propose rien», a poursuivi Guillaume Peltier, estimant que dans ce dossier «sa seule décision a été de nommer un haut-commissaire qui n'a toujours pas de réponse concrète».

Il a à l'inverse vanté la réussite selon lui de la réforme des retraites portée par Nicolas Sarkozy en 2010, contestée par «des manifestations et très peu de blocages», et qui, en faisant passer l'âge de départ de 60 à 62 ans, «a garanti la pérennité du système et du pouvoir d'achat pendant dix ans». «On aurait pu ou dû aller plus loin», a-t-il reconnu en plaidant pour un report de l'âge de départ à 63 voire 64 ans, mais «Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à avoir entamé une réforme des régimes spéciaux.»

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Le député LFI Alexis Corbière a dénoncé ce mardi le «droit dans ses bottes version Macron» et la «communication maladroite» du président de la République qui devrait «être inquiet» face à la mobilisation contre sa réforme des retraites.

«Sérieusement, il y a un pays entier qui est en train de se lever et ça le fait rire, il n'est pas inquiet? Mais il devrait être inquiet!», a réagi sur LCI le député de Seine-Saint-Denis, dénonçant une «communication maladroite» du chef de l'État alors qu'il se «passe quelque chose de très grave», car «ce pays est en train de s'arrêter de travailler.»

Répondant dans la nuit de lundi à mardi à une question sur le mouvement social en France à l'issue d'une rencontre à l'Élysée consacrée à l'Ukraine, Emmanuel Macron en a profité pour rassurer, avec une pointe d'ironie, son homologue russe Vladimir Poutine «que les manifestations à Paris ne concernait absolument pas la réforme des retraites menée en Russie». «Chacun autour de la table sait ce qu'est une réforme indispensable à son pays et ce qu'elle implique d'être menée. Ça relève de l'action du gouvernement et des annonces qui seront faites demain (mercredi)», a également déclaré le chef de l'État.

«C'est le droit dans ses bottes d'Alain Juppé de 1995 à la sauce 2019», a déploré Alexis Corbière pour qui «on en a vu des gens droits dans leurs bottes qui n'allaient pas bouger». «Plus ils sont en difficulté, et plus ils sont fébriles et plus leur communication, c'est: "je ne bougerai pas"», a-t-il poursuivi. Selon lui, «le gouvernement s'est mis dans une situation extrêmement compliquée» et il ne voit pas «comment il peut s'en sortir autrement que par» le retrait du projet, qui est le mot d'ordre de LFI.

«Ce qui va se passer demain, c'est que pour ne pas renoncer à l'objectif qui est celui (...) de limiter les dépenses consacrées aux retraites par le système par points, Édouard Philippe va être prêt à faire la danse du ventre pour plein de professions», a prédit de son côté sur France Inter le numéro deux de LFI, Adrien Quatennens.

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7000 à 8000 gendarmes mobiles et CRS seront déployés ce mardi sur le territoire. Après plusieurs affrontements lors de la dernière journée de mobilisation, jeudi dernier, les forces de l'ordre s'attendent à ce que «les casseurs reviennent»: «lors de la première mobilisation de jeudi, comme samedi dernier, tout le monde a observé que les militants de l’ultra-gauche tentent, parfois avec succès, d’infiltrer les cortèges pour former des black blocs», souligne un haut responsable policier au Figaro.

À Paris, les autorités ont la «quasi-certitude que les émeutiers seront au rendez-vous». Des débordements sont attendus, en marge de la manifestation.

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La plupart des musées de la Ville de Paris sont ouverts aujourd'hui, mais certains subissent les effets de la grève: 

⚠️#10décembreLe point sur les musées de la Ville de Paris aujourd'hui : Musées ouverts / open : ✅@PetitPalais_✅@MAM✅@MVRParis✅@Maison_Balzac✅@museecj✅#MuséeBourdelle✅#MuséeZadkineMusées fermés / closed➡️#Catacombes➡️@museeML pic.twitter.com/RnFnABhauL

— Paris Musées (@parismusees) December 10, 2019
Parallèlement, des représentations sont annulées à l'Opéra de Paris : 

En raison d’un mouvement de grève national et interprofessionnel, suivi par une partie des personnels de l’Opéra, la représentation de #Raymonda de ce mardi 10 décembre est malheureusement annulée : https://t.co/ZIJxzspith

— Opéra de Paris (@operadeparis) December 10, 2019

Dans la capitale, la manifestation doit démarrer à 13h30 de la place Vauban, derrière les Invalides (7e arrondissement). Elle descendra le boulevard des Invalides, puis celui du Montparnasse, en passant non loin de l'hôpital Necker et de la tour iconique. Elle descendra après le boulevard Raspail, longeant le cimetière du Montparnasse, jusqu'à la place Denfert-Rochereau. Le Figaro vous explique ce parcours en détail.

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Infographie Le Figaro

Prévoyant des débordements, et en raison d'un «contexte social et revendicatif des plus tendus», la préfecture de police de Paris a demandé aux commerces et établissements présents sur le parcours de baisser leur rideau pour éviter que des «violences et dégradations» soient commises, à l'instar de ce qu'elle avait demandé pour le 5 décembre. Les terrasses doivent être vidées de leur mobilier et équipements pouvant être utilisés comme projectiles par des casseurs et les gérants doivent protéger leurs établissements «contre les dégradations et les pillages».

La Préfecture a parallèlement interdit «tout rassemblement de personnes se revendiquant des gilets jaunes» dans un périmètre large, autour des Champs-Élysées, de Matignon, du palais présidentiel, de l'Assemblée nationale et de la cathédrale Notre-Dame de Paris. «Tout attroupement donnant lieu à des débordements sera immédiatement dispersé», précise-t-elle.

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«Tous les blocages de centres de traitement des déchets sont levés grâce l’action des policiers», indique sur Twitter la préfecture de police.

#10decembre Tous les blocages de centres de traitement des déchets sont levés grâce l’action des #policiers de la @prefpolice pic.twitter.com/E3YIbv2qtf

— Préfecture de Police (@prefpolice) December 10, 2019

Dénonçant un «mépris jupitérien», le patron des députés LR, Damien Abad, a demandé un débat mercredi à l'Assemblée nationale sur les retraites, dans la foulée des annonces du premier ministre, ce qui lui a été refusé, a appris mardi l'AFP de sources parlementaires.

Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau (MoDem) a répondu à Damien Abad que le débat aurait lieu lors de l'examen du projet de loi que prépare l'exécutif, sans préciser son calendrier. Cet échange a eu lieu en conférence des présidents de l'Assemblée, qui réunit autour de Richard Ferrand (LREM) les présidents des groupes politiques et des commissions, et le ministre des Relations avec le Parlement.

«En 20 mois, le seul acteur qui n'a pas été consulté par le gouvernement en matière de retraite est le Parlement», a développé Damien Abad dans un communiqué. Avant d'ajouter: «Nous ne pouvons accepter le piétinement permanent du Parlement. Le débat ne peut pas se tenir uniquement dans la rue ou à l'Élysée.»

En conférence des présidents, le président du groupe LR a déploré ce refus d'un débat sur le fondement de l'article 50-1 de la Constitution, d'autant qu'il n'y a plus de séance de questions au gouvernement le mercredi permettant pour les oppositions de rebondir sur l'actualité du jour. Chef de file des députés PCF, André Chassaigne a abondé en ce sens. Le chef du gouvernement doit présenter mercredi à 12h le contenu détaillé du projet de réforme des retraites, au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations.

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Roman Geyer, journaliste à Figaro Live, tente de rejoindre la porte de Saint-Cloud en vélo mardi matin, depuis la place de la Concorde. Dès le début de son parcours, il a pu constater des conditions de circulation très difficiles pour tous les véhicules.

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Répondant à l'appel des syndicats, qui souhaitaient organiser une journée de mobilisation interprofessionnelle, des salariés ont bloqué sept des huit raffineries françaises, rapporte le secrétaire fédéral de la CGT Chimie, Emmanuel Lépine. «Il s'agit de raffineries Esso et Total, donc de salariés du privé», explique-t-il à l'AFP. Pour autant, le niveau de perturbation diffère selon les installations : à Fos, par exemple, l'impact est «très limité [...] avec uniquement les expéditions bloquées». Dans certains lieux, les salariés attendent de connaître les détails de la réforme, qui doivent être dévoilés demain, pour décider s'ils vont durcir ou non leur mobilisation.

Pareillement, la CGT invite les salariés d'EDF à se mobiliser «au moins au même niveau que le 5 décembre», lorsque 41,6% de l'effectif avait fait grève. Ce mardi, une dizaine de sites de production ont entamé une grève, selon le secrétaire fédéral de la CGT Énergie, Laurent Heredia.

Comme l'explique notre journaliste Alban Barthélemy, il y a beaucoup de vélos et de trottinettes dans les rues de la capitale ce matin.

Deux constats à Paris aujourd’hui : des files de voitures... et beaucoup plus de vélos et de trottinettes dans les rues ! #Greve10décembre pic.twitter.com/f7CTBR49RV

— Alban Barthélemy (@AlbanBty) December 10, 2019
Si vous avez envie d'un peu de gaîté et de légèreté nous vous proposons d'écouter cette chanson de Joe Dassin, tout à fait adaptée aux circonstances.

Sans surprise, beaucoup de cyclistes sont des nouveaux convertis. « Ce n’est plus de mon âge, j’ai 58 ans ! » m’explique un homme habitant à Maisons-Alfort, et voulant rejoindre Opéra ce matin #Greve10décembre pic.twitter.com/L3CLyIrCrO

— Alban Barthélemy (@AlbanBty) December 10, 2019

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Sur Twitter, la préfecture de police indique que les policiers interviennent systématiquement afin de débloquer les centres de bus de Paris et de la petite couronne.

«Depuis 8h45, il n'y a plus aucun blocage de centre de bus», précise la préfecture de police.

Les #policiers de @prefpolice interviennent systématiquement afin de débloquer les centres de bus de Paris et la petite couronne.Depuis 08h45, il n'y a plus aucun blocage de centre de bus. pic.twitter.com/NldR8hJjIn

— Préfecture de Police (@prefpolice) December 10, 2019

Dans l'Hexagone, des manifestations ont d'ores et déjà lieu contre la réforme des retraites. Des blocages sont en place dans plusieurs établissements supérieurs et lycées, comme Sciences-Po Lyon, les universités Rennes 2 et Lyon 2. «Plusieurs centaines d'étudiants» sont actuellement rassemblés devant le prestigieux IEP de Lille, rapportent des journalistes sur Twitter.

Les lycéen-e-s mobilisé-e-s rejoignent le blocage de l'IEP ! #Lille #Greve10décembre #grevedu10decembre pic.twitter.com/ejrix32C5M

— Jeff
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