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Christian Estrosi quitte le parti Les Républicains

Après le refus de LR de s’allier à La République en marche aux régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le maire de Nice a claqué la porte du parti de droite, jeudi.
Christian Estrosi, le maire de Nice, sur la promenade des Anglais, le 18 janvier. Christian Estrosi, le maire de Nice, sur la promenade des Anglais, le 18 janvier.
Christian Estrosi, le maire de Nice, sur la promenade des Anglais, le 18 janvier. VALERY HACHE / AFP

Et de deux. Après Hubert Falco, le maire de Toulon, mercredi 5 mai, Christian Estrosi a claqué la porte du parti Les Républicains (LR), jeudi. « Je m’en vais de LR », a déclaré le maire de Nice dans un entretien accordé au Figaro, estimant avoir désormais « le même statut que Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, sans forcément partager les mêmes analyses ». Et de préciser : « Ils ont démissionné avant moi, on ne leur oppose pas de haine. Je demande le même respect. »

Les deux édiles du sud étaient depuis plusieurs jours au cœur d’une violente polémique à droite. Des membres de leur famille politique les accusaient d’être à l’origine de la tentative d’alliance entre les listes LR de Renaud Muselier, candidat à sa propre réélection dans la région Provences-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et La République en marche (LRM). « Tu as des amis malfaisants », avait lancé Christian Jacob, le président du parti à M. Muselier lors d’un comité stratégique houleux mardi matin. Une phrase qui n’est décidément pas passée.

« Jamais je n’avais subi une telle violence dans mon parti. Vous rendez-vous compte des mots utilisés à mon égard et à l’égard d’Hubert Falco ? », confie le maire de Nice au Figaro. « Ce qui est malfaisant c’est de ne rêver que d’entre soi. Ce qui est malfaisant c’est de regarder quiconque hors de nos murs comme un ennemi ! Ce qui est malfaisant c’est de pactiser avec nos ennemis de l’extrême droite », précise-t-il avant d’accuser son ancien proche et aujourd’hui adversaire au sein de la droite, Eric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes d’avoir « négocié à son avantage un accord secret avec le RN [Rassemblement national] lors des dernières législatives ». « Fable grotesque et ridicule montée par le candidat RN aux municipales à Menton qu’ont soutenu en sous main monsieur Estrosi et monsieur Muselier », répond l’intéressé.

« Dérive d’une faction »

Lors de cette crise, Christian Estrosi estime avoir « tout subi » : « mise en cause personnelle, insultes, mensonges ». Passablement remonté, Il y voit même le signe de la « dérive d’une faction qui semble avoir pris en otage la direction du parti ».

L’accord avec les marcheurs ? Sûrement pas une recomposition politique selon lui, contrairement à ce qu’avait déclaré le premier ministre, mais plutôt une façon de « tout faire pour faire gagner notre région d’abord face au RN ». « Je demande donc une clarification. Les Républicains doivent, de mon point de vue, dire clairement, qu’en toutes circonstances et dans toutes les élections, ils feront barrage à l’extrême droite avant toute chose. L’entre-deux, et j’ose dire “l’en même temps”, sur cette question est intolérable car elle insulte nos valeurs », affirme M. Estrosi.

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